Le Jardin des Murmures
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Le Jardin des Murmures est un jardin littéraire à ciel ouvert imaginé par Amel Djait (hôte-auteure) à Dar Jbel, gite rural et maison d'hôtes situé à Oued Lassoued- Bir Bouregba, près de Hammamet, dans la péninsule du Cap Bon en Tunisie.
A Dar Jbel, le jardin est en train de devenir une œuvre.
Des arbres portent des textes, des herbes racontent des histoires, des voix communiquent entre les oliviers et les chemins deviennent des phrases. Le Jardin des murmures n'est pas un inventaire botanique ni un jardin décoratif. C'est un jardin d'auteur. Chaque plante y devient un personnage et le visiteur y devient lecteur visiteur qui vient pour marcher, lire, écouter, s'asseoir sous un arbre, ou simplement ne rien faire.
Le jardin est né en 2025 d’une question qui traverse le travail d'Amel Djait depuis des années : Comment raconter un territoire autrement qu'en le décrivant? Désormais, à Dar Jbel, le territoire ne se regarde pas seulement. Il se lit et respire. Il s'écoute et se traverse.
Le premier chapitre du Jardin des Murmures est le Musée invisible du Zhar. celui-ci est consacré à l'eau de fleur d'oranger du Cap Bon et a été créé en 2025. Aujourd'hui, le Jardin des Murmures évolue et propose de lui donner une voix, des voix. Car une plante ou arbre n’est jamais seulement une plante ou un arbre. Il peut être un souvenir, un geste transmis, une odeur d’enfance, une recette, une croyance, une femme. Une manière d’aimer, d’accueillir, de recevoir, de partager...
Une façon de ne pas oublier...

Le Jardin des Murmures se construit peu à peu, comme un livre dont les pages seraient vivantes: Les arbres sont les grandes figures et les herbes sont les voix intimes. Les fables sont les récits d’Amel, écrits comme un conte d’enfant ou un souvenir. Les chemins sont la ponctuation, les voix les murmures et le visiteur devient lecteur.
Sept arbres et leurs confidences, sept plantes et leurs fables
Sept arbres forment les premiers repères du Jardin : l'olivier, le figuier, le bigaradier, le grenadier, l'amandier, le caroubier et le cyprès. Chacun parle à la première personne et porte ses propres confidences.
Plus bas poussent les voix intimes : le romarin, le thym, le jasmin, la sauge, la menthe, la verveine et le myrte. Pour chacune de ces plantes, Amel Djait a écrit une fable, entre savoir ancien, usage tunisien et récit imaginaire.
Chœur des millénaires
D’El Haouaria à la Crète, du Liban à la Palestine, des Pouilles à l’Espagne, par-delà les mers et les montagnes, des oliviers millénaires s’adressent aux oliviers de Dar Jbel. Ils racontent et se racontent. Ils parlent d'eux mais aussi de paix et de guerres, de méditerranée et de désert, etc. Ils évoquent la résistance, la perte, l'oubli, le résilience,...
Dans ce chapitre du Jardin des Murmures, des artistes pourront y être invités. Ecrivains, chercheurs, paysagistes, ethnobotanistes, pourront venir observer, questionner et documenter. Le Jardin a vocation à accueillir des travaux sur le paysage méditerranéen, la mémoire, les plantes, les usages, la transmission et la création contemporaine.
Rien n’est figé. Le Jardin est une œuvre en devenir.
Labyrinthe SELEM
Au cœur du Jardin se trouve SELEM, un labyrinthe tracé parmi les oliviers, dont le nom dit la paix en arabe. Il s'agit du premier labyrinthe de Tunisie. SELEM est une installation conçue comme un chemin à parcourir. Au delà de l'expérience physique du jardin, c'est une manière de faire du paysage un espace intérieur.
Ici, le chemin devient une expérience : une invitation à ralentir, à regarder autrement, à laisser le temps reprendre sa place. Peut-être à découvrir que se perdre n’est pas toujours une mauvaise chose.
Qu'est-ce que le Musée invisible du Zhar ?
Le Musée invisible est un concept imaginé par Amel Djait : un musée sans murs ni vitrines, dont les collections sont des gestes, des parfums, des savoir-faire et des voix. Il ne conserve pas ces mémoires en les enfermant, mais en les faisant vivre. Chaque printemps, au Cap Bon, les fleurs du bigaradier sont cueillies à la main puis distillées. Le zhar parfume les pâtisseries des fêtes, apaise les enfants et rafraîchit les mains des invités au seuil des maisons. Il se transmet de génération en génération, avec l'alambic et les secrets de famille.
Au Musée invisible du Zhar, on ne regarde pas l'eau de fleur d'oranger derrière une vitre. On la reçoit sur les mains, la porte au visage, la sent...Est-elle une eau d'accueil ou un miroir de l'âme? Le Cercle du Mrach est un chapitre durant lequel on visite un jardin et on repart avec un geste.
D'autres musées invisibles suivront. Ils seront consacrés à d'autres mémoires de la Tunisie.
Une autre manière de voyager en Tunisie
Le Jardin des Murmures invite à venir en Tunisie autrement. Ni circuit, ni visite guidée, ni « activité » à cocher. Un voyage lent, où l’on vient écouter un lieu plutôt que le parcourir. C’est un tourisme de la mémoire vivante. Il fait de la Tunisie une destination qui se lit et se respire, qui se raconte par ses gestes et ses parfums autant que par ses plages et ses monuments. Un tourisme qui crée de la valeur là où il se pose : pour les savoir-faire, pour celles et ceux qui les portent, pour le territoire du Cap Bon. Dar Jbel en est le point de départ. Le Jardin des Murmures veut prouver qu’un autre récit de la Tunisie peut devenir, à lui seul, une raison de voyager.
Raconter la Tunisie par ce qui reste
Il existe une histoire de la Tunisie que l’on raconte dans les livres. Et puis il y a celle qui reste dans les gestes.
Une façon de préparer une infusion, de cueillir le jasmin à l’aube, de brûler de l'encens dans une maison. de servir le thé avant même de demander à quelqu’un s’il a soif, de transmettre un usage sans même penser à le transmettre.
C’est cette mémoire-là que le Jardin recueille. Une mémoire discrète, qui ne se présente pas comme du patrimoine. Elle est simplement là. Personne ne s'en soucie ni la revendique. Dans les mains, dans les cuisines, dans les jardins, dans les maisons, dans les corps.
Dans les histoires que l’on raconte encore.
Qui est Amel Djait ?
Amel Djait est journaliste, entrepreneure et créatrice de projets culturels en Tunisie. Depuis plus de vingt-cinq ans, elle met son regard et sa plume au service des territoires, du patrimoine et des questions de société. Depuis 2017, elle milite pour un tourisme tunisien fondé sur la rencontre, la transmission et l'identité des lieux.
Depuis 2021, elle dirige Dar Jbel, une maison d'hôtes et gite rurale au cœur des paysages agricoles de Hammamet, où elle a créé Le Jardin des Murmures, un musée littéraire à ciel ouvert dans lequel arbres, herbes et particulièrement des oliviers transmettent, par la fable et la confidence, les mémoires sensibles de la Tunisie.
En 2025, elle présente un premier volet de cette démarche, Le Musée invisible du Zhar, qui explore l'eau de fleur d'oranger comme patrimoine immatériel. Le parfum y devient expérience et langage, mémoire et œuvre de transmission, invitant chacun à s'interroger sur la manière de préserver ce qui ne peut ni s'exposer, ni se posséder, mais seulement se vivre et se transmettre.
Comment découvrir le Jardin des Murmures ?
Le Jardin des Murmures se découvre à Dar Jbel, le temps d'un séjour ou d'une expérience, sur réservation.
Pour tout savoir sur le projet, ses prochaines étapes et les façons de le soutenir écrire à contact@darjbel.com
Questions fréquentes
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Où se trouve le Jardin des Murmures ? À Dar Jbel, à Bir Bouregba, dans la campagne de Hammamet, au Cap Bon (gouvernorat de Nabeul, Tunisie).
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Le Jardin des Murmures est-il ouvert au public ? Pour l'instant, il se découvre lors d'un séjour ou d'une expérience à Dar Jbel, sur réservation. L'ouverture au public (écoles, étudiants, habitants du Cap Bon) fait partie des prochaines étapes du projet.
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Qu'est-ce que le zhar ? Le zhar est l'eau de fleur d'oranger, obtenue par distillation des fleurs du bigaradier. Au Cap Bon, sa fabrication est une tradition familiale transmise de génération en génération.
Contact : contact@darjbel.com · WhatsApp +216 29 965 177
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